vertical pirate

Moniteur d'escalade Calanques, Sainte Victoire et provence, pour l'abordage des falaises et autres aventures verticales ! En méditerranée et au delà …

Paroi du Duc et Encastel

Première paroi gravie des gorges du Verdon, la Duc est emblématique. Sa forme carrée, son léger dévers et sa position à l’entrée des gorges la rend remarquable. Le rocher y est différent de l’Escalès juste en face, car le mur est orienté nord. Ici, on grimpe sur du tuff, des colos et des concrétions, dans une ambiance toujours aussi raide, bien que la paroi soit parcourue de vires.

La première voie tracée fut la voie des Enragés, puis le dièdre Samson et, légèrement à droite, Arbragifle. Des voies d’artif désormais bousillées par les goujons ont été tracées, les Marseillais, les Marins perdus, Ces lieux que les pierres regardent, Sérénade pour deux pisteurs, etc…

A part la voie des Enragés, la paroi ne recevait que très peu de visites. Il a fallu attendre l’équipement d’Alix Punk contre Vergons et Série Limitée, toutes deux de Lionel Catsoyannis, pour que ce mur sorte de l’ombre.

Malheureusement, les dernières voies équipées ne respectent pas autant l’histoire des gorges que celles de Lionel…

Plus en aval, la paroi de l’Estellié est complexe : à droite du Duc, un secteur de couenne majeur, pourvu de quelques grandes voies d’artif ou équipées et extrêmes, Ulk, est devenu célèbre, pour ses voies mythiques comme « Ulkosaure ». Ce mur se prolonge par une paroi lisse, avec une arche qui donna l’idée à un grimpeur des années 70 d’y inventer une voie fictive appelée le « Vagin Récalcitrant » par esprit de provocation. Peu de temps après nait en face « Caca Boudin »… qui est pour le coup une vraie voie. Dans les années 80, cette fausse voie fut réellement ouverte, et devient « l’aventure, c’est l’aventure ». Juste à gauche fut tracée quelques années avant le « divertissement subtile »(S. Troussier, C. Guyomar) ainsi que « La toile de Pénélope », réequipées en « le divertissement subtile », qui fait l’unanimité. Plus à droite, la paroi rétrécit, et nous y trouvons quelques voies d’artif, dont la mythique « Jules et le sanglier » (pauvre sanglier, il a été dégommé par une chute de pierre due aux ouvreurs qui sur le coup se sont demandés s’il s’agissait bien d’un animal… imaginez l’angoisse, avant d’aller vérifier!). Enfin, la paroi grandit à nouveau pour former le bastion de Rancoumas, aux voies encore sauvages…

Du topo!

Paroi du Duc :

Estellié :

  • Que justice soit fête

Accueil > Topos d’escalade > France > Verdon > Paroi du Duc et Estellié

Publicités