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L’arête des longs marcheurs

Dominant la jolie vallée d’Afantinzar, l’arête des longs marcheurs est une très belle petite course qui ne manque pas de charme. Entourée de dizaines d’autres arêtes et parois, le potentiel dans ces secteurs est encore énorme et c’est une chance incroyable à l’heure actuelle de pouvoir réaliser des premières dans des niveaux très modérés. La plupart des lignes qui bordent la route ont été gravies mais dès que l’on s’en éloigne le côté sauvage de l’anti Atlas reprend ses droits.

Au centre, l’arête des longs marcheurs

Il nous aura fallu pas mal de temps pour comprendre la morphologie du massif, notamment car le topo découpe les secteurs de manière peu logique et que celui ci a débaptisé la plupart des lieux, ce qui rend les échanges avec les Berbères assez compliqués, surtout si vous cherchez votre chemin.

Malgré ces petites mésaventures plus rigolotes que désagréables, nous n’avons qu’une certitude, l’arête n’a jamais été référencée, mais nous n’avons jamais réussi à trouver le nom du sommet bien que d’autres voies sur ses contreforts opposés apparaissent dans le topo. Cela offre un parfum d’exploration finalement plutôt agréable !

Comme de très nombreuses voies du massif, le niveau de la voie est moyen. En refusant totalement l’emploi des spits, goujons ou autres ancrages fixes, les Britanniques préservent ainsi le côté aventureux de l’escalade à Tafraout, notamment car le rocher, la quartzite compacte, se prête mal à l’assurage naturel, mais freine aussi la progression. Plus de deux tiers des voies sont de niveau inférieur au 6a et les plus dures sont généralement très courtes.

Vue du bas, l’arête paraissait courte…

Pour en revenir à l’arête des longs marcheurs, de jolis passages grimpants alternent avec des bouts d’arête moins difficiles mais aériens et souvent élégants. La ligne suit le fil de l’arête, par des ressauts francs composés d’un rocher excellent. De loin, nous pensions affronter des difficultés supérieures (le rocher est très sculpté et offre des prises très franches même dans le raide), mais nous ne ressentons aucune déception de ce côté. On s’est fait très plaisir à explorer cette arête !

Le dièdre d’attaque

L’approche : se garer après les épingles dominant le village d’Amzhkssan (gros bitard à gauche). Repérer l’arête en haut d’un couloir, et la rejoindre à vue. Pénible.

La voie : on démarre au point le plus bas à droite par un dièdre puis des fissures discontinues (4c). On poursuit par des ressauts parfois raides (4c) jusqu’à une grande plate forme sous une cheminée noire à droite. La gravir, puis on peut soit enchaîner sur un dernier ressaut raide (5b) soit le contourner par la gauche. On arrive alors à une « salle à manger » où l’on peut se décorder et laisser le matériel. On rejoint le sommet en 10 minutes de crapahute peu exposé.

Descente : du sommet on pourrait facilement envisager une traversée mais nous avons fait demi tour. De la salle à manger on rejoint facilement par des gradins un couloir au sud nous ramenant au pied de la voie.

Vallées marocaines…

1ière ascension : Charlotte BOURREL et Nicolas GAY, le 30 octobre 2017

Difficulté : D; 4c à 5b selon le passage; II; 300 mètres de corde

Matériel : jeu de friends, câblés, matériel grande voie équipée

Les « longs marcheurs » sont des explorateurs qui, dans la série littéraire « Autre Monde » de Maxime Chattam, ré explorent un environnement bouleversé suite à une catastrophe.

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