vertical pirate

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Voie des Collègues

Au départ de la voie, face à l’île Verte

« Site emblématique de La Ciotat, le Bec de l’Aigle est la dernière pointe du massif des Trois Secs, qui marque la fin des falaises Soubeyranes. Dominant la mer du haut de ses 155 mètres, il offre une vue grandiose sur la calanque du Mugel, l’île Verte et la baie de la Ciotat. Sur le chantier naval aussi…

Il est constitué du fameux poudingue local à l’allure d’un gigantesque tas de cailloux, auquel on s’habitue très bien.Le profil de bec d’aigle ne peut se voit que de l’île Verte toute proche, car vu de La Ciotat, il a plutôt l’aspect d’une demi-pyramide le côté droit effondré dans la mer. Cette forme si particulière, visible de très loin, a servi de point de repère pour les marins depuis l’Antiquité.

On y accède en traversant le parc du Mugel. Discrètement, l’escalade étant interdite dans l’enceinte du parc (un gardien idiot n’hésite pas à en interdire la traversée), et, bien que l’on en ressorte très vite, il est préférable que pas un bout de corde ne dépasse du sac. Ce très joli parc botanique dont l’élaboration a commencé il y a un siècle, avec l’aide en particulier des navigateurs apportant des plantes exotiques des quatre coins du monde. L’eau étant une ressource rare, trois impluviums, petits bassins qui reçoit et conserve les eaux de pluie, ont été construits sur les flancs de la paroi.

Au sommet !

Difficile, en étant à La Ciotat, de ne pas être attiré par ce Bec. Ne disposant que de peu de temps, nous avons choisi la voie de collègues dont Nico m’a déjà parlé.

L’approche est rapide jusqu’au rappel qui amène près de l’eau. Là, une longue traversée peut mettre mal à l’aise. Bien que peu difficile, en réalité (cotée généreusement 5a/b), elle ne donne pas du tout envie de penduler jusqu’à la mer (froide, en ce début avril). Un petit passage légèrement plus délicat marque vite la fin des difficultés. Arrivés au pied de la voie, il faut profiter du paysage.

Dans la voie

Ensuite, les deux premières longueurs peuvent servir d’entraînement au kilomètre vertical… On court sur la roche, parfois recouverte de lichen. Les points sont nombreux, pas toujours faciles à repérer dans cette roche. Mais en mettre un de temps en temps est suffisant.

La troisième longueur commence de manière identique, mais le rocher devient moins stable. Et puis, la voie disparaît dans la végétation, plus aucun point n’est visible*. Nous avons fait environ l’équivalent de deux longueurs encode tendue, avec un point sur un… olivier, dans la paroi.

Le sommet est superbe, surplombant la mer de manière spectaculaire. Le retour, en suivant la crête par la droite, amène à un petit rappel qui arrive à un impluvium, près du sentier de l’aller. »

*Suite au rééquipement, le tracé a été détourné. Il faut désormais partir complètement à gauche (point mal placé non évident). Le topo FFME 2025 est indispensable.

1iere ascension : Gwenaël Drouot et Hervé Guigliarelli

Difficulté : AD-; 5a (accès) puis 3c; 155 mètres plus deux longueurs d’accès en traversée

Matériel : Grande voie équipée

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