
Le rappel d’accès aux voies
Le cirque du 14 juillet est principalement connu pour la descente en rappel facile et rapide qu’il propose. Pourtant, il comporte de nombreuses voies dont certaines sont historiques ! D’autant plus que dans cette falaise, les vieilles voies sont très rares, l’escalade ayant eu énormément de mal à se développer au début en raison de la qualité « trop intéressante » du rocher. Le mou qui trouille est une contrepèterie, et la voie est signée Bernard Gorgeon, c’est d’ailleurs la seule voie qui porte ce nom dans cette large paroi, bien que son frère ait édité le premier topo du coin.
Aujourd’hui, la voie a été entièrement rééquipée en style local, et l’aventure y a bien disparu. En revanche, l’itinéraire est très intéressant, on remonte un joli mur de calcaire, ce qui est rare à canaille (il existe plusieurs calcaires différents dans cette paroi – calcarénite, rudiste, brèches solubilisées… Si je ne dis pas de bêtise! Et sont rarement beaux à grimper). On commence tranquillement par un mur pourvu de belles prises pour ensuite remonter la cheminée qui a du inspirer le nom de la voie (voir le livre autobiographique de Bernard Gorgeon!), Pour attaquer les difficultés : un petit toit facile, puis deux murs plus coriaces, dont un en grès. Le second, calcaire, séparé du précédent par un bout de conglomérat, est court et nettement plus simple.
Accès : Voir topo fédéral « Escalade Soubeyrannes ».
L1 : 5b; Mur raide puis traversée à droite.

Une cordée au départ
L2 : 6a; Cheminée droit au dessus, plus grimpante qu’elle n’en a l’air.
L3 : 6c; Prendre la ligne de gauche, franchir le toit, et remonter un mur raide en ascendance à gauche.
L4 : 6b; Court mur raide sur les pieds.
1iere ascension : N. Broche, Pierre Coquillon, Bernard Gorgeon, P. Gras
Difficulté : TD; 6c, 6a obligatoire; 90 mètres
Matériel : Grande voie équipée
Accueil >Topos d’escalade > France > topos escalade Calanques > Cap Canaille > Le mou qui trouille