vertical pirate

Moniteur d'escalade Calanques, Sainte Victoire et provence, pour l'abordage des falaises et autres aventures verticales ! En méditerranée et au delà …

Bourreur de rousses (baise jump)

Les falaises Soubeyrannes constituent la grande mode actuelle concernant les grandes voies au dessus de la mer en France. Ces parois déchiquetées ont l’originalité d’être composées de plusieurs roches, le grès, le calcaire et le conglomérat. Malgré leur attrait et leur diversité, on leur reproche bien souvent d’avoir des itinéraires se ressemblant trop.

Mais ce sentiment est également du à la grande originalité du support, et une escalade qui se déroule souvent sur de très bonnes prises, et les longueurs sont rarement soutenues. A l’image de ce que l’on peut retrouver aux célèbres Mallos de Riglos en Espagne, les difficultés sont souvent très physiques et les qualités de placement pas toujours si indispensables (même si certaines dalles le contredisent!).

Dans le secteur « ouvreur de bouse », le plus accessible du massif malgré la raideur de la face, toutes les voies se déroulent sur un magnifique grès souvent très solide. Effectivement, les voies y sont proches, se croisent et se ressemblent. Mais vu leur beauté, on se réjouit a chaque fois d’y retourner, de retrouver les rappels aériens, les murs raides à bacs et les vires sableuses…

L’approche se fait donc par les rappels de « ouvreur de bouse« . Au pied de ces deux rappels, on longe main gauche la paroi lorsque l’on est face à elle environ 50 mètres pour trouver le départ de la voie.

Timothée dans la fantastique avant dernière longueur

L1 : 5c (6b sur le topo…); Court surplomb à bacs, puis ascendance à gauche pour éviter un toit. On poursuit par un dièdre puis un court pilier avant de traverser à gauche (la longueur reste courte mais le tirage guette…).

L2 : 6a (6b sur le topo…); Très belle dalle suspendue, entre un dièdre à gauche et une arête aérienne à sa droite. Un pas plus dur dans la longueur, évitable par la gauche.

L3 : 4; Traverser la vire sableuse à gauche, puis surmonter un court ressaut. Relais sur un nid d’aigle, par lequel passent les rappels.

L4 : 6a/+; Superbe mur raide, à bacs et strates, jamais difficile mais assez continu.

L5 : 5c/6a; La suite, qui s’enchaine merveilleusement avec la longueur précédente, formant ainsi un passage assez exceptionnel (la cotation ne change pas, mis prévoir pas loin de 20 dégaines!).

Le retour au parking est évident !

Équipement : A. Dupaquis, J.L. Fenouil, X. Legendre et L. Tassan, en 2003

Difficulté : TD-; 6a+, 5c obligatoire; 100 mètres (les cotations du superbe topo de la Ciotat sont très exagérées)

Matériel : Grande voie sportive, et un sacré lot de dégaines !

Accueil > Topos d’escalade > France > topos escalade Calanques > Cap Canaille > Bourreur de rousses (Baise jump)

Publicités