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Moniteur d'escalade Calanques, Sainte Victoire et provence, pour l'abordage des falaises et autres aventures verticales ! En méditerranée et au delà …

Wadi fins – Pancréatite aigüe

Parallèle au wadi Tiwi, wadi Fins est nettement plus sauvage et bien moins fréquenté. Certes, les parois y ont moins d’ampleur mais le tourisme commence à gâcher le premier secteur cité, bien que n’y ayons pas croisé de grimpeurs. Les superbes vasques commencent à drainer trop de monde, mais les parois y valent vraiment le coup. Mais c’est à quelques kilomètres au nord que je vous emmène ici.

Wadi Fins est une vallée plongeant directement dans la mer, au niveau du village ??. Le fond du canyon est plat sur plusieurs kilomètres, et une palmeraie est en cours de restauration. À Oman, on grimpe principalement dans des canyons où l’irrigation est particulièrement bien pensée pour la culture des dattes, et de nombreux secteurs de grimpe dominent des vasques paradisiaques (mais parfois truffées de serpents et autres animaux) où l’on se plaît à se baigner après la grimpe.

Dans ce canyon, deux voies sont référencées dans le topo (qui n’est pas ailleurs particulièrement pas exhaustif), toutes deux ouvertes par ?. Ici est présentée la plus facile, Pancréatite Aiguë, ouverte par le célèbre Emmanuel Ratouis, qui a sévit autour du monde et qui n’est pas réputé pour placer trop de points… Il a su trouver un secteur sublime et tranquille, isolé, dans une gorge particulièrement étroite. Les parois y sont complexes, mais l’itinéraire que nous décrivons est logique et agréable, si ce n’est son exposition dans certains passages. La voie est presque entièrement équipée, mais il faudra parfois s’engager loin du dernier point, s’il existe !

La première longueur a disparue, des crues ayant emporté les points. Elle peut toujours se faire en moulinette, et lorsque l’on voit la hauteur à laquelle l’eau peut passer, on espère vivement ne pas se faire piéger ici pendant un orage ! À Oman, les bassins versants sont énormes, et gardent l’eau dans des nappes importantes, ce qui permet de pouvoir en disposer régulièrement et d’offrir ces sublimes paysages contrastés entre le vert des palmeraies et l’aridité des parois.

Ici, l’escalade est un peu courte, mais on pourra garder du temps pour se baigner !

Accès :

Plusieurs possibilités, je vous décris ici la moins paumatoire, qui ne nécessite par ailleurs pas de 4×4.Se garer à proximité du pont passant au dessus le wadi Fins, à proximité au sud de ??.

Remonter le wadi à plat pendant environ une heure jusqu’à une palmeraie que l’on traverse jusqu’à arriver à un mini barrage en pierre.

Passer en rive gauche et une petite centaine de mètres après remonter des gradins rive droite jusqu’à une vire (assurance possible, cairns en 2026).

De la vire, continuer en amont quelques mètres et passer un petit éperon aérien pour trouver juste derrière un petit tunnel que l’on traverse. On continue au bout de la vire pour trouver un relais équipé.

L0 : 5b; À faire en moulinette, sous le relais (plaquettes emportées par une crue).

L1 : 4c, deux goujons; Dalle en très légère ascendance à droite, en bon rocher mais exposée.

L2 : 5a, une cordelette un goujon; Droit au dessus puis en ascendance à gauche jusqu’à une vire, relais à gauche sur un seul goujon…

L3 : 6a, bien équipé; Droit au dessus le relais, puis en ascendance droite pour revenir finalement à gauche. Beaucoup de tirage.

L4 : 5b, deux goujons, 20 mètres; Légèrement à gauche du relais puis tout droit, possibilité de compléter. C’est plus joli tout droit mais improtegeable…

L5 : 3; Longueur non parcourue, ne sortant nulle part.

Descente : En rappels dans la voie en sautant le relais sur un point (59 mètres) ou de R3 à une vire (60 mètres) et crapahuter pour rejoindre le départ de la voie…

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