vertical pirate

Moniteur d'escalade Calanques, Sainte Victoire et provence, pour l'abordage des falaises et autres aventures verticales ! En méditerranée et au delà …

Nautilus – El Sergent

Nautilus est la grande classique de la paroi. Encore abordable et peu soutenue, son escalade est aussi belle que variée. Chaque longueur diffère franchement de la précédente et l’ensemble constitue un entrainement parfait pour progresser dans le style si particulier du val d’orco. Presque toutes les fissures y sont représentées et l’on alterne écailles, jams (fissures à verrous), dièdres et cheminées. Une voie rêvée pour le grimpeur ayant envie de s’essayer au style « américain » dans une vallée oú la liberté est probablement bien plus importante qu’au Yosemite.

El Sergent - Val d'Orco

El Sergent – Val d’Orco. Nautilus passe dans le mur tout à droite, la ligne est peu évidente sur la photo

Le splendide dièdre de la seconde longueur

Le splendide dièdre de la seconde longueur

En revanche, les cotations sont également bien différentes, car elles sont données par des grimpeurs habitués à ce style déroutant. Sur le terrain, cela peut donner de gros combats dans des longueurs modestement cotées. La technique de fissure s’apprivoise, d’autant plus que bien souvent, comme ici dans nautilus, les longueurs ne sont jamais équipées.

Dans nautilus, les coinceurs se mettent très facilement, excepté dans la troisième longueur. Il s’agit par ailleurs d’une formidable école pour apprendre à les poser, si le novice enchaîne les longueurs paires, plus faciles. En inversant les longueurs, le grimpeur éprouvera plus de difficultés !

La descente en rappels et la vire intermédiaire permettent de grimper cet itinéraire de façon détendue.

Sur ce, un petit topo !

L’approche est agréable. Il faut passer la fissure paneton (libérée par Patrick Edlinger !), et remonter une sente cairnée évidente. Celle ci mène au pied du mur, et le départ se situe juste à gauche d’une grande écaille décollée immanquable, dans une fissure caractéristique.

Troisième longueur - Si, il va falloir y rentrer!

Troisième longueur – Si, il va falloir y rentrer!

L1 : 5c ; très belle fissure, un pas dur en bas. Relais au bout de la terrasse, sous le dièdre.
L2 : 4c ; dièdre magnifique, facile à protéger.
L3 : 4c ; longueur mythique. Traverser en dalle délicate sur deux mètres, puis rentrer dans la cheminée. Préférer rester en extérieur, la corde peut coincer dans les blocs. Exposé mais très facile. Relais sur arbre, bloc ou chaîne, plus loin.

On traverse vers la droite la vire en pente (sente) jusqu’au pied d’une rampe herbeuse, dominée par le dièdre facile à repérer de la cinquième longueur.

L4 : 5a ; remonter la vire vers la gauche, se rétablir dans un ramping (magique), traverser à droite et remonter un dièdre. Relais sur la plate forme.
L5 : 6a ; dièdre fabuleux (un pas dur au début !), puis traverser à gauche au niveau de l’arbre, poursuivre par une fissure à mains majeure, et remonter le dièdre de droite (ne pas s’orienter vers le relais de gauche). Traverser une zone facile vers la gauche, relais au dessus l’arbre.
L6 : 4c ; plusieurs systèmes de fissures au dessus du relais, chacun prend sa variante ! Ca se couche, on peut sortir avec deux cordes de 60 mètres ou faire un relais intermédiaire sur une terrasse pourvue de pins.

La première partie vue du bas

La première partie vue du bas

Descente en rappels jusqu’à la vire puis en un rappel dans une grande gorge, juste au dessus de la sortie de la troisième longueur (facile à trouver).

1iere ascension : andre giorda, roberto perucca, mario ogliengo, en 1982.
Difficulté : TD- ; 6a ou 5a aisé. 270 mètres.
Matériel : relais équipes et friends coincés en L5. Jeu de friends 0.5 au 3 voir 4, doubler 0.75 au 2 est intéressant.

Nautilus, le topo

Nautilus, le topo

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