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Moniteur d'escalade Calanques, Sainte Victoire et provence, pour l'abordage des falaises et autres aventures verticales ! En méditerranée et au delà …

Presles – Les Cons qui s’adorent

Alors jeune étudiant séquestré dans les environs de Versailles pour parfaire mes connaissances en environnement, cette voie au nom particulièrement drôle me motivait bien plus qu’aucune autre. Décrite comme relativement sérieuse dans le premier tome des « Parois de légende » d’Arnaud Petit, un ouvrage superbe, elle correspondait au maximum de mes capacités en grande voie et la beauté de l’escalade semblait évidente.

Nous avions essuyé un week end humide avec Tim au printemps 2009. Malgré cela, la motivation ne diminue pas.

Aout 2009 : En descendant en Corse, nous improvisons dès Lyon un petit crochet par Presles…

Ce fut une très longue journée, entamée à 05h du matin pour éviter les fortes chaleurs, qui ne nous auront pourtant pas épargnés.

Après une marche d’approche relativement longue depuis le bas (nous avions choisi cette option pour pouvoir profiter de la très agréable cabane Café), le départ est assez facile à trouver.

La première longueur est bien équipée dans les difficultés (6c), mais le premier de cordée devra bien réfléchir à l’assurage de son fidèle second dans ce passage ! En effet, une traversée très simple domine le passage dur et c’est avec un câblé que l’on pourra protéger le second d’un très gros pendule.

Fin de la première longueur

Fin de la première longueur

La seconde longueur (6a) est évidente : une fissure large. Noire. Légèrement déversante. Non équipée. Celle-ci se présente donc assez impressionnante. Elle est finalement assez commode, et le passage clé sur fait en haut sur de bonnes prises.

Le départ de la troisième longueur est assez aérien, une courte traversée sur la droite en 6a mène à un dièdre plus facile et agréable à grimper, bien protégeable.

Arrivée au relais!

Arrivée au relais!

Dominée par un mur gris, la quatrième longueur démarre bien raide sur de grosses prises, pour ensuite effectuer une traversée sur la droite équipée (6b).

Commençant à nouveau par un pas aérien en traversée à droite (6a+), la cinquième longueur rejoint un dièdre bouché et technique (6a, trois goujons), magnifique.

La sixième longueur, 6a+) remonte un système de fissures assez faciles à grimper, puis une dalle courte mais compacte, équipée. Attention, il ne faut surtout pas s’arrêter au premier relais : droit au-dessus se dresse la dalle raide de « Joly la voie », 8a… Au contraire, suivre la vire en descendance à droite pour trouver le vrai relais.

La septième longueur, 6c, est absolument magnifique. Non pas que les autres ne soient pas belles… elle franchit une dalle raide et gazeuse, le tout sur un calcaire gris bleu aux prises juste suffisantes…

Dans le bas de la voie

Dans le bas de la voie

Deux choix existent pour la huitième longueur. On débute par une fissure avec un court surplomb, très jolie, pour buter sous un toit. A droite, une fissure contourne le toit et semble raide et soutenue. A priori 6c. Nous avons pris l’option de gauche, qui franchit le toit en A1 sur friends (7b en libre ? technique de fissure de rigueur !) et qui se poursuit par un dièdre d’abord raide, puis couché et terreux. Le relais se fait sur une large vire. Une traversée vers la gauche d’une quinzaine de mètres permet de rejoindre la suite. Un échappatoire semble exister en suivant la vire vers la droite.

La huitième longueur démarre par un dièdre jaune (5c) pour ensuite effectuer une traversée ascendante sur la droite (6a, deux goujons), pour enfin franchir un petit surplomb (nous étions peut être très fatigués mais cette longueur nous avait semblé très rude pour la cotation!).

Dans la quatrième longueur, avant la traversée en 6b

Dans la quatrième longueur, avant la traversée en 6b

Les derniers mètres de la voie sont parmi les plus beaux. En effet, cette neuvième longueur franchit une dalle grise à trous magnifique, et plutôt bien équipée. La cotation est de 6b, mais celui ci est moins rude que la longueur précédente.

Le retour se fait aisément par les rappels de Tatachat, ou en desescaladant la rampe de Choranche (attention à ne pas glisser!!).

La cordée voisine!

La cordée voisine!

Départ de la sixième longueur, 6a+

Départ de la sixième longueur, 6a+

Difficulté : ED- ; 7b ou A1, 6c. 6b obligatoire. 250 mètres.

1ière ascension: Claude Vigier et Michel Dubois en 1982

Matériel: Classique terrain d’aventure, marteau et pitons inutiles. La voie est bien équipée lorsque l’on ne peut rien rajouter, mais comporte de nombreuses sections vierges d’équipement lorsqu’il est aisé d’en poser.

Preses - Les cons qui s'adorent

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