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Moniteur d'escalade Calanques, Sainte Victoire et provence, pour l'abordage des falaises et autres aventures verticales ! En méditerranée et au delà …

Pilier des fourmis – Suberoque

Le pilier des fourmis évoquera pour beaucoup la célèbre ligne de Buoux, immortalisée par le célèbre Patrick Edlinger, grimpant le haut du dernier 7a dans son film « la vie au bout des doigts ». Nettement plus facile mais moins équipé, le pilier éponyme de Suberoque est également à faire. La voie est partiellement équipée, principalement dans les difficultés, et l’escalade très belle, bien que peu soutenue. En effet, les deux longueurs dures se déroulent sur un rocher superbe, compact, alors que les sections plus faciles empruntent des portions plus fracturées, typiques du massif, où une pose de protection correcte est requise pour évoluer en sécurité.

A gauche, la paroi de la Vierge, et au centre l'imposant pilier des fourmis

A gauche, la paroi de la Vierge, et au centre l’imposant pilier des fourmis

Cet équipement irrégulier, assez classique dans nos falaises, rend la voie assez abordable pour qui sait se protéger, car les difficultés ne sont pas obligatoires. Cela alimente parfois des débats houleux, souvent alimentés par des grimpeurs ne semblant pas maîtriser le sujet. Ce qui est important, c’est bien de prendre du plaisir dans notre pratique, et ce quelque soit la classification de l’équipement de la voie. Entre les piliers de Suberoque et la paroi de la vierge, tous les styles et tous les niveaux, ou presque, sont représentés. C’est une chance formidable que de pouvoir profiter de cette saine cohabitation. Merci aux locaux qui ont su préserver ce beau terrain de jeu et valoriser le côté pluridisciplinaire de la grimpe !

La marche pour ce secteur étant assez long, je vous recommande d’y monter pour enchaîner plusieurs voies !

L’accès au pied du pilier des fourmis se fait en contournant par la droite une pyramide rocheuse très caractéristique au pied du pilier lui même, qui forme une lame. On remonte au col par des gradins faciles,et l’attaque se situe derrière, dans une goulotte fournie de gouttes d’eau. On devine les plaquettes et pitons.

Du premier relais, la suite, dont la belle dalle en 6b

Du premier relais, la suite, dont la belle dalle en 6b

L1 : 6b+ ; passage assez bloc, bien équipé pour pouvoir passer en tire clou. Un pas plus dur, puis on arrive à un rampe confortable en ascendance à droite, où l’on construit un relais sur arbre.

L2 : 4c ; on remonte le dièdre évident au dessus du relais, puis après avoir franchi une dalle, on remonte un couloir main droite. Relais au pied d’une très belle dalle équipée.

L3 : 6b ; on remonte la très belle dalle équipée au dessus le relais. Equipement sur spits et pitons, parfois engagé. Possibilité de passer en 5b+ en louvoyant, d’abord à droite puis à gauche de la voie. Bonne lecture indispensable !

L4 : 2 ; longueur facile en louvoyant, on peut passer plus directement pour une escalade plus intéressante.

L5 : 4 ; petit dièdre pour sortir au sommet !

La descente s’effectue par le couloir de Suberouque, que l’on trouve aisément dans une dépression rapidement à l’ouest. Entre un et trois rappels, désescalade.

1iere ascension : Henri Gentil et Jean Louis Macqueron en 1957

Difficulté : D+ ; 6b+ ou 5c obligatoire ; 160 mètres

Matériel : classique grande voie ; difficultés équipées, longueurs faciles vierges, prévoir en conséquence un jeu de friends du 0.5 au 2 et un jeu de câblés, nombreuses sangles.

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