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Austerlitz

Austerlitz, célèbre pour sa bataille des trois empereurs, n’est pas qu’un lieu de guerre, c’est aussi l’une des très belles voies de la Sainte Victoire. Ce beau pilier blanc détient certains des plus beaux itinéraires du massifs, raides et souvent en rocher excellent, sans les vires qui cassent souvent l’ambiance. C’est sans aucun doute la voie la plus classique de l’aiguille des Gatz’arts, même si bien d’autres y ont été ouvertes, et ce jusqu’à une époque très récente. C’est en effet la seule voie intégralement équipé du secteur (les deux dernières longueurs très faciles restent toutefois à protéger sur coinceurs), et l’escalade y est magnifique. Cette voie aussi historique que classique fut ouverte par deux légendes de l’escalade provençale, Bernard Amy et François Guillot, tous deux élèves du Grec, George Livanos. Un duo que l’on retrouvera notamment en Patagonie et dans les Dolomites, ainsi qu’en moindre mesure dans le Verdon.

La voie est aujourd’hui presque séparée en deux, car une variante plus dure a été ouverte à droite, rejoignant Austerlitz au second relais, pile en dessous justement de la séparation avec une autre variante, ancienne celle ci. On peut désormais y voir deux itinéraires complètement différents, un historique et un plus difficile à droite, qui ne semble aujourd’hui pas avoir de nom officiel, mais on pourra donc parcourir plusieurs fois cette superbe ligne « pour la première fois » !

La sortie au sommet de l’aiguille n’est pas équipée : certes les deux dernières longueurs sont très faciles, mais il faudra soit prendre un petit jeu de coinceurs, soit s’appliquer en terrain évident mais non équipé. Sinon, on peut alors redescendre en rappels mais c’est bien dommage de ne pas sortir au sommet. D’autant plus que les cordées motivées et rapides pourraient enchaîner sur une voie au Signal même, finissant au sommet de la Sainte après un joli dénivelé vertical ! Et pourquoi pas en démarrant par le grand mur des deux aiguilles, par une voie comme les Fagots ?

Approche : Tracé noir puis à vue.

L1 : 4c; Longueur peu équipée, un goujon presque au sol, puis une dalle et une fin facile.
L2 : 5c; Cela se raidit ! Belle longueur avec une petite traversée à droite sur la fin.
L3 : 5c; Dalle blanche typique du secteur.
L4 : 6a; Possibilité de grimper une longueur à droite, 6b+, rejoignant « Austerlitz » en R6; Tirer à gauche puis revenir à droite, court, raide, très équipé.
L5 : 6a+; Un passage dur au départ équipé d’un ficellou, passable en escalade artificielle.
L6 : 5a; Non équipé. Un passage au début puis plus facile, relais sur arbre.
L7 : 4a; Non équipé. Facile jusqu’au sommet. Relais sur arbre.

Voie de droite :

L1 : 6a; On arrive à R3.
L2 : 6b+; On arrive à R5.

Descente : sentier des Cantilènes.

1ière ascension : Bernard Amy, François Guillot en 1964

Difficulté : TD-; 6a+, 5c obligatoire; 120 mètres

Matériel : Grande voie équipée, coinceurs pour la sortie

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