vertical pirate

Moniteur d'escalade Calanques, Sainte Victoire et provence, pour l'abordage des falaises et autres aventures verticales ! En méditerranée et au delà …

N’est pas hybride qui veut – Petra Sulana

Bien des années après, je décide d’enregistrer cette voie. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? Initialement, nous étions partis pour répéter le Pilier Sud Ouest, nommé « arbrabarb », ouvert par une équipe marseillaise, et oublié depuis très longtemps. Le tracé sur les vieux topos est très imprécis, et le départ semble bien remonter une fissure désagréable, dominée par un arbre bloquant presque le passage, proposant ainsi deux ou trois longueurs qui ne nous ont particulièrement pas inspirées. Il est possible que ce soit le passage qui ait donné le nom de la voie car nous n’avons ensuite été gêné par aucune végétation. Maxime mon compagnon de ce voyage, a repéré plus à droite une fissure particulièrement logique, qui aurait presque pu correspondre au topo si ce n’est une cotation totalement décalée, ce qui arrive parfois. Nous avons donc remonté cette itinéraire qui nous a semblé logique, et qui rejoint à coup sur l’itinéraire originel à la moitié. Il s’agit donc d’une grande variante, et nous ne savons pas exactement dans quel proportion notre itinéraire est indépendant, surement une moitié, et ne sort pas non plus au sommet. Pressé de référencer les voies autour de chez moi, j’ai laissé celle-ci de côté.

Le topo

Il s’agit donc d’une voie agréable remontant dans un premier temps une dalle raide suspendue puis une ligne évidente, sur un rocher souvent excellent, sauf en seconde longueur où les taffonis semblent bien fragiles. Après le premier pilier, notre voie se rapproche de l’Arbrabarb, pour aboutir plus ou moins au col ouest de la Petra Sulana.

A noter plusieurs voies ouvertes par Albert Precht et de haut niveau (dont « Bonaparte », répétée récemment, avec des fissures larges impressionnantes !), au centre et à droite de la face, malheureusement « oubliées » des topos.

Ce nom nous a semblé rigolo car à l’époque, pour sa thèse STAPS, Maxime étudiait les différentes formes d’aventures que l’on pouvait rencontrer, introduisant la notion d’aventure « hybride » – notamment pour les produits vendus sans risques mais assurant le frisson. En grimpant, nous nous demandions avec humour si notre aventure était donc pleine ou partielle.

1ière ascension : Maxime Luiggi de Balagne, Nicolas Gay, le 06/04/2016

Difficulté : TD+; 6a+/b; 250 mètres

Matériel : Friends du 0,3 au 4 en doublant du 0,75 au 3, câblés, nombreuses sangles, matos grande voie équipée

Accueil > Topos d’escalade > Ouvertures > N’est pas hybride qui veut – Petra Sulana

Accueil > Topos d’escalade > France > Corse > N’est pas hybride qui veut – Petra Sulana