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Tenailles de Montbrison – L’infini péril de la volupté

Les tenailles de Montbrison. Deux fières et belles aiguilles, veillant sur la ville de Briançon. Celles ci sont composées de calcaire, généralement présent sur la limite est du massif des Écrins. Ces deux tours font en effet partie de ce grand massif, même si l’ambiance haute montagne n’est pas très marquée. Au contraire, on traverse durant l’approche une magnifique forêt, puis des alpages bucoliques, toujours sous la présence de notre objectif du jour.

Les tenailles de Montbrison !

Arnaud Petit dans la troisième longueur

On évolue ensuite sur un très bel éeron, dans lequel les voies se croisent et se mélangent. La voie « l’infini péril de la volupté » est une combinaison homogène, proposée par Philippe Mussatto dans son bouquin désormais incontournable, « itinéraires d’un grimpeur gâté ». Celle ci évolue entre le 6a et le 6c, et sélectionne les plus beaux passages. Ainsi, l’itinéraire est logique et varié, agréable et aboutissant à un vrai sommet. Un objectif à faire absolument, facile à la journée depuis la vallée.

Approche : En voiture, de Briançon ou l’Argentière la Bessée, rejoindre le village du Bouchier, mais juste avant de pénétrer celui-ci, poursuivre par une piste vers le nord, sur 3 kilomètres (on croise de belles prairies, mais on n’aperçoit pas encore notre objectif), et se garer en bord de piste juste avant un virage serré à droite, durant lequel la piste croise un ruisseau (cela est assez évident sur le terrain). Le sentier longe ce ruisseau, puis mène au pied des voies.

Le départ se fait au point le plus bas de la paroi, nom « infinie patience » inscrit au pied.

L1 : 6c; belle dalle grise, avec une section médiane teigneuse.

Les tenailles, vues de l’autre côté !

L2 : 6a; superbe fissure physique et raide, au dessus le relais.

L3 : 6a; dalle suspendue à gauche, proche du fil raide du pilier. Majeure.

On reprend ensuite la voie « péril en la demeure ».

L4 : 6c; la ligne de gauche affronte un mur rouge exceptionnel. Crux au début du mur puis section rési à bonnes prises.

Retour dans « infinie patience »

L5 : 6b+; ne pas partir vers le goujon sans plaquette, mais suivre la ligne traversant un superbe mur à gouttes d’eau sur un vague pilier arrondi.

L6 : 6a+; beau mur à gouttes d’eau, puis dièdre plus facile.

L7 : 2; on contourne le bitard évident par la droite jusqu’à un chaîne.

Rappel de 30 mètres jusqu’à la brèche, pas de relais. On suit une longueur de l’éperon Renaud, qui est la voie historique.

L8 : 4c; sympa, équipement engagé, fin amusante sur le fil d’une arête.

Le rappel de descente

On repart dans la voie « péril en la demeure », sur le fil du pilier (un relais inutile suspendu en début de longueur).

 L9 : 6b+; magnifique, raide et bien prisu.

En fin de longueur on laisse à droite la ligne de plaquettes pour trouver à droite un relais de la voie « soleil levant » (au pied de gradins) que l’on emprunte sur deux longueurs.

 L10 : 6c; dalle suspendue après des gradins (relais possible au pied). Relais au  pied du fil du pilier.L11 : 6b+; la plus belle longueur de la voie! Aérienne et soutenue sur le fil d’un pilier.

On finit par l’éperon Renaud.

L12 : 5; rocher un peu moins bon jusqu’au sommet. On rejoint le rappel en suivant la ligne de crêtes sur une dizaine de mètres.

Descente en un rappel de 35 mètres, puis en suivant la sente évidente jusqu’au pied des voies.

Tristan Roguiez dans la dernière longueur dure, un 6b+(++) du Soleil Levant

Auteurs : Beaucoup, beaucoup de monde, la combinaison reprenant pas moins de cinq voies…
Difficulté : ED-; 6c, 6b obl.; 300 mètres
Matériel : Grande voie sportive, cordes à double pour les rappels ou de 60 mètres minimum
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