vertical pirate

Moniteur d'escalade Calanques, Sainte Victoire et provence, pour l'abordage des falaises et autres aventures verticales ! En méditerranée et au delà …

La chauve-souris

L’Eissadon est l’un de mes secteurs favoris. Un grand mur reculé tombe directement dans la Méditerranée, ce qui symbolise pour moi la quintessence de l’escalade dans les Calanques. On y retrouve ce parfum d’engagement typique des falaises maritimes, où l’on doit sortir par le haut. Pour sublimer le tout, on y trouve certaines des plus belles voies de terrain d’aventure du massif.

La Chauve-souris est peut-être la voie de trad’ régulièrement parcourue la plus facile du coin, et son parcours mérite réellement une visite. Elle propose une belle escalade sur un rocher très beau – dont il faudra tout de même se méfier, comme toujours dans ce type d’itinéraire – et très intéressante. C’est une voie de 1969, historique donc, et remontant une ligne de faiblesse évidente. Le style est donc orienté fissure, et se protège très bien. L’escalade est tout de même physique et soutenue dans une paroi raide qui ne manque pas d’ambiance.

Les cordées motivées pourront enchaîner sur une seconde voie, la plus belle étant selon moi « le petit pois », un peu plus difficile. Sinon, les courtes voies équipées récemment pourront faire l’affaire !

Accès : Long, voir topo FFME Escalade Les Calanques, c’est très bien décrit.

Rappels dans la voie « un bain au calançon » – en s’arrêtant à tous les relais sauf au troisième, seulement quelques mètres au dessus de la vire de départ.

Relais sur un scellement sur la vire à compléter (difficilement).

L1 : 4c; Traverser la vire à gauche (cordes sur les arbres), puis remonter le dièdre cheminée, protegeable. Un point en sortie(?) puis traverser à gauche pour trouver le relais (un goujon à compléter).

L2 : 6a, 30 mètres; Remonter le dièdre tout droit/droite (légèrement à gauche c’est « la bonne femme » – ficelou visible). relais sur un point à compléter sur une marche.

L3 : 6a, 30 mètres; Remonter la fissure au dessus du relais puis celle de gauche. Relais sur une mini vire, un goujon à compléter.

L4 : 5c, 15 mètres; Traverser la vire à droite quelques mètres puis remonter la fissure avant de passer l’angle. Relais à droite, que l’on peut apercevoir de plus bas, sur la droite.

L5 : 6a, 40 mètres; Mur raide fissuré à droite du relais puis tout droit (un goujon visible du relais). Relais intermédiaire au pin possible. La fin est plus facile en dièdre. Relais à construire au sommet.

En L4, il est également possible de passer par la variante du Chevelu Grimace.

Retour : Bon courage, c’est pénible.

1ère ascension : Raymond Bonnard et Marius Coquillat en 1969

Nettoyage et rééquipement : Jean Philippe et Jean Rémi Volpi. J’ai trouvé l’emplacement des rares points très judicieux.

variante « le chevelu grimace » (L4 tout droit) : Ivan Dufresne en tête, Nicolas Gay derrière

Difficulté : TD; 6a; 100 mètres

Matériel : Jeu de friends du 0,3 au 3 (les 4 et 5 se posent bien également…) en doublant les tailles moyennes, cablés, sangles, matériel de grande voie équipée

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